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Tout sur le contrôle technique d’une voiture


Pour limiter les risques et assurer la protection de tous les usagers de la route, l’État a mis en vigueur des règles à respecter par les automobilistes. L’une d’entre elles consiste à rendre obligatoire le contrôle technique des véhicules qui circulent sur les routes de l’Hexagone. De quoi s’agit-il et à quoi sert-il ?

Un contrôle technique, c’est quoi ?

 

Avant tout, il faut mentionner que le contrôle des véhicules est une loi issue de la règlementation européenne et elle est en vigueur en France depuis le 1er janvier 1992. C’est un examen qui permet de vérifier l’état général du véhicule. Les freins, l’éclairage, les pneus, la tenue de route, le kilométrage et le gaz d’échappement et la direction sont particulièrement contrôlés. Il faut s’assurer qu’ils répondent aux normes.

Mais depuis la mise en vigueur de la réforme, le 20 mai 2018, les règles liées au contrôle technique sont de plus en plus sévères. Il en est de même en ce qui concerne les sanctions. En effet, suite à l’application de la réforme, le nombre de points de contrôle a augmenté. Il passe de 123 à 133. Le nombre de défaillances a aussi augmenté et s’élève désormais à 610. En revanche, le nombre de fonctions contrôlées a diminué. Il a passé de 10 à 9.

Il faut aussi mentionner que la durée du contrôle et de la contre-visite a augmenté vu le nombre de défaillances à relever. Notons que lors d’un contrôle technique, la présence d’une roue de secours, d’un gilet de sécurité, d’un extincteur et d’une trousse de secours à bord du véhicule est fortement requise.

Pourquoi passer le contrôle technique ?

 

La première raison de passer le contrôle technique, c’est qu’il s’agit d’une démarche obligatoire. Elle est encadrée par  le Code de la route et un arrêté mis en vigueur le 18 juin 1991, modifié en 2018. Ainsi, pour pouvoir conduire votre voiture en toute légalité, il faut se conformer à la loi. La seconde raison, c’est qu’il s’agit d’un moyen de contribuer à la lutte contre les accidents routiers.

En effet, le contrôle permet de détecter les voitures âgées ou présentant des problèmes techniques sévères. Autrement dit, c’est une démarche qui permet d’assainir le parc automobile en France. Mais elle vous aidera également à garantir votre propre sécurité. Sachez qu’il existe 122 à 133 points de contrôle. En d’autres termes, vous pourrez connaître l’état de votre véhicule après l’examen et vous pourrez adopter les bonnes solutions pour éviter les pannes majeures.

Une autre raison de passer le contrôle technique, c’est participer à la protection de l’environnement. Notons que les voitures en mauvais état sont de gros pollueurs. Ils optimisent l’émission de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Enfin, si vous envisagez de vendre votre véhicule, il est indispensable d’accomplir le contrôle technique dans les six mois qui précèdent la vente.

Quels sont les véhicules concernés ?

 

Tous les véhicules particuliers âgés de plus de 4 ans doivent se soumettre au contrôle technique. En revanche, la règle ne concerne pas les deux-roues, les caravanes, les remorques, les tracteurs, les voitures immatriculées dans les services diplomatiques et les voitures sans permis. Notons que le premier examen doit avoir lieu dans les 6 mois avant les 4 ans du véhicule. Ensuite, il faut effectuer la démarche tous les 2 ans.

Même si le contrôle technique est obligatoire, il n’y a pas de convocation. C’est aux automobilistes de s’y lancer en respectant les délais imposés. Pour éviter les omissions, il vaut mieux inscrire les dates dans l’agenda ou bien créer des alertes. Sachez que le contrôle technique est à réaliser auprès d’un des centres agréés qui sont au nombre de 6.000 et sont répartis sur tout le territoire de l’Hexagone.

La présence du titulaire de la carte grise est-elle nécessaire lors de l’examen ? Non, tout individu doté d’un permis de conduire valide peut assurer la démarche. En revanche, il doit avoir à disposition chaque document pour le contrôle technique. Il y a, entre autres, le certificat d’immatriculation provisoire, la fiche de circulation valable 7 jours et la fiche d’identification.

Comment se déroule le contrôle technique ?

 

Le contrôle technique est loin d’être une visite de routine. C’est un examen minutieux durant lequel, des techniciens observent les principales fonctions du véhicule. Comme il a été indiqué auparavant, il y a plusieurs points à inspecter. Les contrôleurs commencent par vérifier l’identification du véhicule. Raison pour laquelle, il faut amener avec soi le certificat d’immatriculation.

Ensuite, ils examinent le système de freinage incluant les plaquettes de frein et les disques,  la direction comme les rotules et le volant et la visibilité comprenant les rétroviseurs et le pare-brise. L’éclairage, la signalisation, les essieux, les pneus, les suspensions, les roues, les châssis et accessoires sont aussi examinés de près. Les équipements comme les ceintures de sécurité, le klaxon et les sièges et les organes mécaniques font aussi l’objet d’un contrôle. Les contrôleurs vont également vérifier les nuisances sonores et environnementales de la voiture.

Qu’en est-il des résultats de l’examen ?

 

Après le contrôle technique qui dure environ 45 minutes, le technicien en charge de l’opération rédige le procès-verbal. Il comporte quelques informations incluant l’identité du propriétaire, la date du contrôle technique, le kilométrage du véhicule ainsi que les anomalies constatées. Sur le certificat d’immatriculation, vous trouverez également un timbre mentionnant la date limite de validité du contrôle réalisé.

Les résultats du contrôle seront toujours exprimés par une lettre. Si le contrôleur n’a constaté aucune défaillance majeure,il utilise la lettre A. La lettre S est utilisée en cas de présence d’au moins une défaillance majeure. En revanche, si les défauts relevés sont trop nombreux, ce sera la lettre R.

Avec une lettre S, l’automobiliste peut continuer à rouler. Par contre, il doit effectuer une contre-visite dans un délai de deux mois suivant le premier contrôle. Dans le cas où le contrôleur a constaté plusieurs défaillances critiques, la voiture doit entrer au garage dans l’immédiat.

Sachez également qu’après le succès au contrôle technique, le contrôleur va poser en bas du côté droit du pare-brise la vignette. Elle contient la date limite de la validité du contrôle ou de la visite complémentaire. Il faut mentionner que lors du prochain examen, la vignette sera remplacée.

Les défaillances mineures et majeures, c’est quoi ?

 

Il existe trois niveaux de défaillance. Le premier, c’est la défaillance mineure et elle concerne 139 points de contrôle. La seconde est nommée défaillance majeure et elle comprend 340 points. Lorsqu’elle est constatée sur votre véhicule, vous devez faire une contre-visite. Le troisième niveau est nommé défaillance critique. Il comprend 127 points. Il peut, entre autres, s’agir d’un pare-brise qui gêne la visibilité du conducteur, d’une fuite du liquide de frein ou de pneus usés. La défaillance critique requiert une réparation dans un délai de 24 heures.

Comment s’effectue la contre-visite ?

 

Lorsque le contrôleur relève plusieurs défaillances, il prescrit une contre-visite. Avant de se présenter à ce second examen, l’automobiliste est tenu de corriger les défauts constatés. Il doit donc s’adresser à un garagiste ou à un concessionnaire. Lorsque les réparations sont faites, il peut effectuer la contre-visite. Le contrôleur va donc vérifier si les défaillances constatées lors du premier examen sont bien corrigées. Si c’est le cas, il remet un autre procès-verbal et colle une vignette sur le pare-brise.

Quelles sont les sanctions?

 

Bien entendu, puisqu’il s’agit d’une démarche obligatoire, il existe une sanction pour défaut de contrôle technique. En général, vous serez obligé de payer une amende forfaitaire de 90 à 135 euros. Cependant, les forces de l’ordre peuvent vous coller une amende de quatrième classe dont le montant peut atteindre 750 €.

La confiscation du certificat d’immatriculation est aussi une sanction pour défaut de contrôle technique en vigueur en France. Vous aurez 7 jours pour accomplir l’examen si vous voulez le récupérer. La police vous remettra la fiche de circulation qui remplacera la carte grise lors du contrôle technique.

Après la démarche, il faudra se rendre au commissariat ou à la gendarmerie avec le procès-verbal délivré par le contrôleur. C’est ainsi que vous pourriez récupérer votre carte grise. En ajout à tout cela, votre assurance auto risque aussi de refuser l’indemnisation en cas d’accident si le contrôle technique n’est pas valide. Enfin, il est important de souligner que vous pourrez également avoir des problèmes en cas de remplacement de votre contrat d’assurance. Le document pour le contrôle technique fait effectivement partie des pièces justificatives exigées.

Est-il nécessaire de préparer le contrôle ?

 

C’est une question souvent posée par les automobilistes. Il faut dire que le contrôle technique est une démarche assez contraignante pour la plupart d’entre eux. Ils redoutent surtout les réparations obligatoires après l’examen, ce qui pourra générer des frais assez importants. Comment faire pour éviter la contre-visite alors ? Faut-il effectuer un pré-contrôle auprès d’un garagiste ?

À première vue, cette démarche est intéressante, car cela pourrait éviter les problèmes. Pourtant, il faut bien choisir le prestataire à qui confier le véhicule. Certains garagistes pourraient en effet profiter de votre situation pour vous imposer des réparations coûteuses qui ne sont même pas nécessaires.

Quel est le prix d’un contrôle technique ?

 

Suite à l’application de la réforme, le coût du contrôle technique est libre, mais il a connu une hausse de 15 à 20%. Auparavant, il s’élevait à environ 65 €. Le coût de la contre-visite était de 14 €. Il faut donc se renseigner auprès de plusieurs centres agréés et de faire une comparaison afin de trouver la meilleure offre. Il est tout aussi nécessaire de préciser que le coût du contrôle technique n’est pas le même pour les véhicules essence, diesel et au GPL.




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